PARTIE III.
CHAPITRE VIII. L'ÂGE DU BRONZE EN EUROPE
Il existe en Europe des témoignages de trois âges différents du développement humain :
1. L'âge de pierre, qui remonte à une grande antiquité. Il est subdivisé en deux périodes : une période où les outils étaient en pierre brute et une période plus tardive, où ces outils étaient polis et fabriqués avec des formes perfectionnées.
2. L'âge de bronze, lorsque la grande masse d'outils étaient fabriqués dans un alliage métallique, composé d'environ neuf portions de cuivre et une portion d'étain.
2. L'âge de bronze, lorsque la grande masse d'outils étaient fabriqués dans un alliage métallique, composé d'environ neuf portions de cuivre et une portion d'étain.
3. Un âge où le fer remplaça le bronze pour les armes et les outils de coupe, même si le bronze était encore utilisé pour les ornements. Cet âge a perduré jusqu'à ce que nous appelons la période historique, et inclut notre civilisation actuelle ; ses vestiges les plus anciens sont mêlés à des pièces de monnaie Gauloises, Grècques, et Romaines.
L'âge du Bronze fût l'un des problèmes laissant le plus perplexe les scientifiques européens. On trouve des objets en bronze sur presque tout ce continent, mais en particulier en Irlande et en Scandinavie. Ils témoignent d'un raffinement et d'une civilisation remarquables de la part de ceux qui les ont fabriqués, et une grande diversité d'opinions a prévalu quant à savoir qui ils étaient et où ils habitaient.
En premier lieu, on a remarqué que l'âge du bronze (un composé de cuivre et d'étain) devait, dans l'ordre naturel des choses, avoir été précédé d'une époque où le cuivre et l'étain étaient utilisés séparément, avant que les anciens métallurgistes n'aient découvert l'art de les combiner, et pourtant en Europe, on n'a pas retrouvé de vestiges d'une telle époque . Sir Selon John Lubbock (" Prehistoric Times ", p. 59) : " L'absence d'outils en cuivre ou en étain me semble indiquer que l'art de faire du bronze fut introduit en Europe, et non inventé en Europe ". L'absence d'objets en cuivre est particulièrement marquée, presque tous les spécimens européens d'instruments en cuivre ont été trouvés en Irlande ; et pourtant, sur les douze cent quatre-vingt-trois articles de l'âge du bronze, dans le grand musée de Dublin, seuls trente celtes et une lame d'épée seraient fabriqués en cuivre pur ; et même certains de ceux-ci semblent poser un problème.
Où trouvons-nous sur la surface de la terre, un âge du cuivre ? Est-ce dans les profondeurs barbares de cette Asie dont on dit que toute civilisation est née de tribus non civilisées ? En aucun cas. Encore une fois, il nous faut nous tourner vers l'Ouest. En Amérique, de la Bolivie jusqu'au lac Supérieur, on trouve partout les traces d'un âge du cuivre d'une longue durée ; le bronze existait, il est vrai, au Mexique, mais il avait le même rapport au cuivre que le cuivre avait vis-à-vis du bronze en Europe, c'était l'exception contre la règle. Et chez les Chippeways des rives du lac Supérieur, et chez eux seuls, nous trouvons toutes des traditions sur l'origine de la fabrication des outils en cuivre ; et sur les rives de ce lac on trouve du cuivre pur, avec lequel les premiers outils en métal furent probablement martelés, avant que l'homme ait appris à réduire le minerai ou à le couler dans des moules. Et sur les rives de ce même lac américain, se trouvent d'anciennes mines dont certaines personnes, il y a des milliers d'années, tiraient leur approvisionnement en cuivre.
L'âge du Bronze fût l'un des problèmes laissant le plus perplexe les scientifiques européens. On trouve des objets en bronze sur presque tout ce continent, mais en particulier en Irlande et en Scandinavie. Ils témoignent d'un raffinement et d'une civilisation remarquables de la part de ceux qui les ont fabriqués, et une grande diversité d'opinions a prévalu quant à savoir qui ils étaient et où ils habitaient.
En premier lieu, on a remarqué que l'âge du bronze (un composé de cuivre et d'étain) devait, dans l'ordre naturel des choses, avoir été précédé d'une époque où le cuivre et l'étain étaient utilisés séparément, avant que les anciens métallurgistes n'aient découvert l'art de les combiner, et pourtant en Europe, on n'a pas retrouvé de vestiges d'une telle époque . Sir Selon John Lubbock (" Prehistoric Times ", p. 59) : " L'absence d'outils en cuivre ou en étain me semble indiquer que l'art de faire du bronze fut introduit en Europe, et non inventé en Europe ". L'absence d'objets en cuivre est particulièrement marquée, presque tous les spécimens européens d'instruments en cuivre ont été trouvés en Irlande ; et pourtant, sur les douze cent quatre-vingt-trois articles de l'âge du bronze, dans le grand musée de Dublin, seuls trente celtes et une lame d'épée seraient fabriqués en cuivre pur ; et même certains de ceux-ci semblent poser un problème.
Où trouvons-nous sur la surface de la terre, un âge du cuivre ? Est-ce dans les profondeurs barbares de cette Asie dont on dit que toute civilisation est née de tribus non civilisées ? En aucun cas. Encore une fois, il nous faut nous tourner vers l'Ouest. En Amérique, de la Bolivie jusqu'au lac Supérieur, on trouve partout les traces d'un âge du cuivre d'une longue durée ; le bronze existait, il est vrai, au Mexique, mais il avait le même rapport au cuivre que le cuivre avait vis-à-vis du bronze en Europe, c'était l'exception contre la règle. Et chez les Chippeways des rives du lac Supérieur, et chez eux seuls, nous trouvons toutes des traditions sur l'origine de la fabrication des outils en cuivre ; et sur les rives de ce lac on trouve du cuivre pur, avec lequel les premiers outils en métal furent probablement martelés, avant que l'homme ait appris à réduire le minerai ou à le couler dans des moules. Et sur les rives de ce même lac américain, se trouvent d'anciennes mines dont certaines personnes, il y a des milliers d'années, tiraient leur approvisionnement en cuivre.
D'après W. R. Wilde : "Il est remarquable que si peu d'outils anciens en cuivre aient été trouvés (en Europe), bien que la connaissance de ce métal doit avoir été l'étape préliminaire dans la fabrication du bronze". Il pense que cela peut s'expliquer en supposant que " mais un court laps de temps s'est écoulé entre la connaissance de la fusion et de la coulée du minerai de cuivre, et l'introduction de l'étain, puis ultérieurement, la fabrication et l'utilisation du bronze."
Mais ici, en Amérique, nous avons la preuve que des milliers d'années se sont écoulées pendant lesquels le cuivre a été utilisé seul, avant qu'on ne découvre qu'en ajoutant un dixième d'étain, cela donnait un tranchant plus dur et produisait un meilleur métal.
L'âge du bronze ne peut être attribué à la civilisation romaine. Sir John Lubbock montre (" Prehistoric Times ", p. 21) que les armes en bronze n'ont jamais été associées à des pièces de monnaie ou des poteries romaines ou à d'autres vestiges de l'époque romaine ; qu'on a trouvé des objets en bronze dans les plus grandes quantités dans des pays comme l'Irlande et le Danemark, qui n'ont jamais été envahis par des armées romaines ; et que le style d'ornement des objets en bronze, n'a rien à voir avec l'époque romaine et que ce bronze contient une grande proportion de plomb, qui n'est jamais le cas du bronze de l'Age du Bronze.
Il était d'usage de supposer que l'âge du bronze était dû aux Phéniciens, mais ces derniers temps, les plus hautes autorités se sont opposées à cette opinion. Sir John Lubbock (Ibid., p. 73) donne les raisons suivantes pour lesquelles les Phéniciens n'ont pas pu être les créateurs de l'âge du bronze : D'abord, l'ornementation est différente. A l'âge du bronze, "il s'agit toujours de figures géométriques, et nous trouvons rarement, voire jamais, des représentations d'animaux et de plantes, alors que sur les boucliers ornés, etc. décrits par Homère, ainsi que dans la décoration du Temple de Salomon, les animaux et les plantes étaient largement représentés". Les illustrations ci-dessous montrent le style ornemental de l'âge du bronze. Au dernier plan, la forme de sépulture à l'âge du bronze est différente de celle des Phéniciens. "En troisième lieu, les Phéniciens, pour autant que nous les sachions, connaissaient bien l'utilisation du fer ; chez Homère, nous trouvons des guerriers déjà équipés d'armes de fer, et les outils utilisés pour préparer les matériaux du Temple de Salomon étaient faits de ce métal.
L'âge du bronze ne peut être attribué à la civilisation romaine. Sir John Lubbock montre (" Prehistoric Times ", p. 21) que les armes en bronze n'ont jamais été associées à des pièces de monnaie ou des poteries romaines ou à d'autres vestiges de l'époque romaine ; qu'on a trouvé des objets en bronze dans les plus grandes quantités dans des pays comme l'Irlande et le Danemark, qui n'ont jamais été envahis par des armées romaines ; et que le style d'ornement des objets en bronze, n'a rien à voir avec l'époque romaine et que ce bronze contient une grande proportion de plomb, qui n'est jamais le cas du bronze de l'Age du Bronze.
Il était d'usage de supposer que l'âge du bronze était dû aux Phéniciens, mais ces derniers temps, les plus hautes autorités se sont opposées à cette opinion. Sir John Lubbock (Ibid., p. 73) donne les raisons suivantes pour lesquelles les Phéniciens n'ont pas pu être les créateurs de l'âge du bronze : D'abord, l'ornementation est différente. A l'âge du bronze, "il s'agit toujours de figures géométriques, et nous trouvons rarement, voire jamais, des représentations d'animaux et de plantes, alors que sur les boucliers ornés, etc. décrits par Homère, ainsi que dans la décoration du Temple de Salomon, les animaux et les plantes étaient largement représentés". Les illustrations ci-dessous montrent le style ornemental de l'âge du bronze. Au dernier plan, la forme de sépulture à l'âge du bronze est différente de celle des Phéniciens. "En troisième lieu, les Phéniciens, pour autant que nous les sachions, connaissaient bien l'utilisation du fer ; chez Homère, nous trouvons des guerriers déjà équipés d'armes de fer, et les outils utilisés pour préparer les matériaux du Temple de Salomon étaient faits de ce métal.
Ce point de vue est également partagé par M. de Fallenberg, dans le "Bulletin de la Société des Sciences" de Berne. (Voir "Smithsonian Rep.", 1865-66, p. 383.) Il dit,
"Il semble surprenant que les voisins les plus proches des Phéniciens - les Grecs, les Égyptiens, les Étrusques et les Romains - aient pu fabriquer des bronzes plombifères, alors que les Phéniciens ne livraient aux peuples du Nord que des bronzes purs sans alliage de plomb. Si les peuples civilisés de la Méditerranée avaiet ajouté du plomb à leurs bronzes, on ne peut guère douter que les phéniciens calculateurs, en auraient fait autant et, du moins, avec des tribus lointaines et à moitié civilisées, auraient remplacé l'étain plus coûteux par ce métal meilleur marché. . . Dans l'ensemble, je considère donc que la première connaissance du bronze a pu être transmise aux populations de l'époque considéré non seulement par les Phéniciens, mais aussi par d'autres peuples civilisés habitant plus au sud-est."
D'après le professeur E. Desor, dans ses travaux sur les "Constructions lacustres du lac de Neuchâtel",
D'après le professeur E. Desor, dans ses travaux sur les "Constructions lacustres du lac de Neuchâtel",
"Les Phéniciens connaissaient l’usage du fer, et l’on ne comprendrait guère pourquoi ils l’auraient exclu de leur commerce sur les côtes Scandinaves... . . Les Étrusques connaissaient d’ail- leurs le fer aussi bien que les Phéniciens, et nous venons de voir que la composition de leurs bronzes est différente, puisqu'ils y faisaient entrer du plomb, qui est complètement étranger à notre âge du bronze. . . . C’est donc au delà des Étrusques et des Phéniciens qu'il faudrait reporter le commerce de l’âge du bronze de nos palafittes. Il appartiendra aux historiens de rechercher s’il n’existe pas, outre les Phéniciens et les Carthaginois, quelque peuple navigateur et commerçant qui aurait trafiqué par les ports de la Ligurie avec les peuples de l'âge du bronze des lacs d’Italie. Remarquons en passant que rien ne prouve que les Phéniciens aient été les premiers navigateurs. L’histoire mentionne, au contraire positivement, sous le nom de Tokkari, des prisonniers qui auraient été vaincus dans une bataille navale livrée par Rhamsès III, au xiii ème siècle, avant notre ère, et dont la physionomie, suivant Morton, indiquerait le type celtique. Or, il est permis de supposer que s'ils avaient assez d’énergie pour se mesurer sur mer avec l’un des puissants rois de l’Égypte, ils devaient, à plus forte raison, être en mesure de faire le commerce le long des côtes de la Méditerranée et peut-être de l’Atlantique. Si un pareil commerce a réellement existé antérieurement aux Phéniciens, il ne se sera pas borné au versant méridional des Alpes. Il a dû s’étendre également aux peuples de l’àge du bronze en Suisse. L’introduction du bronze remonterait ainsi à une très-haute antiquité, sans doute au delà des limites de la plus ancienne histoire européenne."
Pour les marchands de l'Âge du Bronze, nous devons regarder au-delà même des Tokhari, qui étaient contemporains des Phéniciens.
Pour les marchands de l'Âge du Bronze, nous devons regarder au-delà même des Tokhari, qui étaient contemporains des Phéniciens.
Les Tokhari, nous l'avons vu, sont représentés comme des prisonniers capturés lors d'une bataille maritime contre Rhamsès III, de la vingtième dynastie, vers le XIIIe siècle avant J.-C. Il s'agit probablement des Tochari de Strabon. La figure ci-dessus représente l'un de ces individus telle qu'il apparaît sur les monuments égyptiens. (Voir Nott et Gliddon, "Types of Mankind", p. 108.) Nous n'avons pas ici un habitant de l'Atlantide, mais probablement un représentant de l'une des races métissées, issues de ses colonies.
Le Dr Morton pense que ces individus, tels qu'ils sont représentés sur les monuments égyptiens, ont "de fortes caractéristiques celtiques". Ceux qui sont familiers avec les Highlanders écossais, peuvent reconnaître une ressemblance parlante."
Il est au moins intéressant d'avoir un portrait de l'une des races audacieuses qui, il y a plus de trois mille ans, quittèrent l'Europe occidentale à bord de leurs navires pour attaquer la puissance redoutable de l'Égypte.
Le Dr Morton pense que ces individus, tels qu'ils sont représentés sur les monuments égyptiens, ont "de fortes caractéristiques celtiques". Ceux qui sont familiers avec les Highlanders écossais, peuvent reconnaître une ressemblance parlante."
Il est au moins intéressant d'avoir un portrait de l'une des races audacieuses qui, il y a plus de trois mille ans, quittèrent l'Europe occidentale à bord de leurs navires pour attaquer la puissance redoutable de l'Égypte.
Ils furent gênants pour les nations de l'Est pendant de nombreux siècles, car en 700 av. J.-C., on les retrouve sur les monuments assyriens. Cette illustration (ci-après) représente un des Tokhari de l'époque de Sennacherib. On observera que la coiffure (apparemment faite de plumes) est la même dans les deux portraits, bien qu'ils soient séparés par une période de six cents ans.
Il est plus raisonnable de supposer que les créateurs de l'âge du bronze en Europe était le peuple décrit par Platon, peuple qui travaillait le métal, qui était hautement civilisé, qui précéda dans le temps toutes les nations que nous appelons anciennes. C'est ce peuple qui passa par un âge du cuivre avant d'atteindre l'âge du bronze, et dont les colonies en Amérique représentèrent cette ancienne forme de métallurgie, telle qu'elle exista sous cette forme pendant plusieurs générations.
Selon le professeur Desor :
"On nous demande si la préparation du bronze n'est pas une invention indigène qui a vu le jour sur les pentes des Alpes ? . . Cette idée nous a souri un instant. Nous ne saurions cependant l'invoquer, par la raison que, s'il en était ainsi, on aurait commencé par fabriquer des ustensiles en cuivre , comme les anciens peuples de l'Amérique. Mais jusqu'ici on n'a trouvé que quelques ustensiles de ce métal dans les grèves du lac de Garde. La grande majorité des objets métalliques est en bronze, ce qui nécessitait, par conséquent, l'em- ploi de l'étain ; or ce dernier ne pouvait être obtenu que par le commerce, attendu qu'il est étranger aux Alpes. Il nous semble dès lors plus naturel d'admettre que l'art de combiner l'étain avec le cuivre, en d'autres termes, la fabrication du bronze est d'importation étrangère." Il montre ensuite que, bien que l'on trouve du minerai de cuivre dans les Alpes, il se pourrait par conséquent que "le cuivre aussi fût d'importation étrangère. Or, à voir la quantité prodigieuse de bronze qu'on fabriquait à cette époque, cette seule branche de commerce devait nécessiter des relations commerciales suivies."
Et comme nous l'avons vu, ce commerce n'a pas pu être pratiqué par les Romains, les Grecs, les Étrusques ou les Phéniciens, parce que leurs civilisations se sont épanouies pendant l'âge du fer, auquel cet âge du bronze est antérieur, alors où allons-nous chercher un grand peuple maritime et commercial, qui transportait de grandes quantités de cuivre, d'étain et de bronze (non allié au plomb du sud de l'Europe) au Danemark, en Norvège, en Suède, en Irlande, en Angleterre, en France, en Espagne, en Suisse et en Italie ? Où pouvons-nous les trouver sinon dans ce peuple de l'Atlantide, dont les navires, les docks, les canaux et le commerce provoquèrent l'étonnement des anciens Égyptiens, comme l'a dit Platon. La racine toltèque du mot eau est Atl ; le mot péruvien pour cuivre est Anti (d'où, probablement, les Andes tirent leur nom, dans la mesure où il y existait une province d'Anti sur leurs pentes) : ne se peut-il pas que le nom d'Atlantis provienne de ces nom originaux, et signifie l'île du cuivre, ou les montagnes de cuivre dans la mer ? Et n'est-ce pas de ces montagne que proviennent les milliers de tonnes de cuivre et d'étain qui ont dû être introduites en Europe à l'âge du bronze ? Il n'y a pas d'ouvrages anciens qui indiquent que les mines d'étain de Cornouailles furent exploitées pendant une longue période dans les premiers temps (voir "Prehistoric Times", p. 74). Morlot a fait remarquer que les outils en bronze du Hallstadt, en Autriche, étaient d'origine étrangère, car ils ne contiennent ni plomb ni argent.
Ou bien, si nous devons chercher ailleurs qu'en Atlantide, la source de la grande quantité de cuivre apportée en Europe, ne se pourrait-il pas que ces réserves aient été puisées en grande partie sur les rives du lac Supérieur en Amérique ? Les activités minières de certains peuples anciens s'y déroulèrent à une échelle gigantesque, non seulement le long des rives du lac, mais aussi au loin sur ses îles. À l'Isle Royale, on a découvert de vastes ouvrages jusqu'à une profondeur de soixante pieds ; ils témoignaient d'une grande intelligence dans le suivi des veines les plus riches, même lorsqu'elles étaient interrompues ; les déblais étaient excavés par des drains souterrains. Sur trois sections de terre sur cette île, la quantité de minerai exploité a dépassé celle extraite en vingt ans dans l'une de nos plus grandes mines, au prix de grands efforts ininterrompus. À un endroit, les fouilles s'étendaient sur une ligne presque continue de deux milles de long. On ne retrouve aucun restes de cadavres ni aucun tumulus près de ces mines : il semblerait donc que les mineurs soient venus de loin, et qu'ils aient ramené leurs morts avec eux. Henry Gillman ("Smithsonian Rep.", 1873, p. 387) suppose que les curieux "Garden Beds" du Michigan étaient les champs d'où ils tiraient leur nourriture. Il ajoute,
"Les découvertes de l'Isle Royale jettent un nouvel éclairage sur le caractère des "Mound Builders" (bâtisseurs de monticules NdT), en nous donnant d'eux une conception totalement différente, et en les rendant dignes des prouesses et de l'esprit d'aventure que nous associons aux races supérieures. Le cuivre, résultat de leur exploitation minière, pour être disponible, a du, selon toute probabilité, être transporté dans des navires, grands ou petits, à travers une mer périlleuse et orageuse, dont les dangers sont redoutables pour nous aujourd'hui, étant redoutés même par nos plus grands navires, et amenant souvent leur destruction. Quittant leurs maisons, ces hommes ont osé affronter l'inconnu, braver les épreuves et les périls des profondeurs et de la nature sauvage, animés d'une ambition que nous ne devrions pas avoir honte de reconnaître aujourd'hui."
Des travaux si importants, sur une terre si éloignée, ont dû être suscités par les nécessités commerciales d'une grande civilisation ; et pourquoi pas par ce peuple ancien et puissant qui couvrait l'Europe, l'Asie et l'Afrique avec ses manufactures de bronze - et qui possédait, comme nous dit Platon, d'énormes flottes de commerce à travers le monde - dont les villes grondaient dans le tumulte continu du trafic, dont le règne s'étendait jusqu'en Italie et en Egypte, et qui contrôlait sous son autorité des pans "du grand continent opposé" des États-Unis ? Une voie navigable continue menait de l'île de l'Atlantide jusqu'au golfe du Mexique, puis remontait le fleuve Mississippi et ses affluents presque jusqu'à ces mêmes mines du lac Supérieur.
Selon Arthur Mitchell (" The Past in the present ", p. 132),
Et comme nous l'avons vu, ce commerce n'a pas pu être pratiqué par les Romains, les Grecs, les Étrusques ou les Phéniciens, parce que leurs civilisations se sont épanouies pendant l'âge du fer, auquel cet âge du bronze est antérieur, alors où allons-nous chercher un grand peuple maritime et commercial, qui transportait de grandes quantités de cuivre, d'étain et de bronze (non allié au plomb du sud de l'Europe) au Danemark, en Norvège, en Suède, en Irlande, en Angleterre, en France, en Espagne, en Suisse et en Italie ? Où pouvons-nous les trouver sinon dans ce peuple de l'Atlantide, dont les navires, les docks, les canaux et le commerce provoquèrent l'étonnement des anciens Égyptiens, comme l'a dit Platon. La racine toltèque du mot eau est Atl ; le mot péruvien pour cuivre est Anti (d'où, probablement, les Andes tirent leur nom, dans la mesure où il y existait une province d'Anti sur leurs pentes) : ne se peut-il pas que le nom d'Atlantis provienne de ces nom originaux, et signifie l'île du cuivre, ou les montagnes de cuivre dans la mer ? Et n'est-ce pas de ces montagne que proviennent les milliers de tonnes de cuivre et d'étain qui ont dû être introduites en Europe à l'âge du bronze ? Il n'y a pas d'ouvrages anciens qui indiquent que les mines d'étain de Cornouailles furent exploitées pendant une longue période dans les premiers temps (voir "Prehistoric Times", p. 74). Morlot a fait remarquer que les outils en bronze du Hallstadt, en Autriche, étaient d'origine étrangère, car ils ne contiennent ni plomb ni argent.
Ou bien, si nous devons chercher ailleurs qu'en Atlantide, la source de la grande quantité de cuivre apportée en Europe, ne se pourrait-il pas que ces réserves aient été puisées en grande partie sur les rives du lac Supérieur en Amérique ? Les activités minières de certains peuples anciens s'y déroulèrent à une échelle gigantesque, non seulement le long des rives du lac, mais aussi au loin sur ses îles. À l'Isle Royale, on a découvert de vastes ouvrages jusqu'à une profondeur de soixante pieds ; ils témoignaient d'une grande intelligence dans le suivi des veines les plus riches, même lorsqu'elles étaient interrompues ; les déblais étaient excavés par des drains souterrains. Sur trois sections de terre sur cette île, la quantité de minerai exploité a dépassé celle extraite en vingt ans dans l'une de nos plus grandes mines, au prix de grands efforts ininterrompus. À un endroit, les fouilles s'étendaient sur une ligne presque continue de deux milles de long. On ne retrouve aucun restes de cadavres ni aucun tumulus près de ces mines : il semblerait donc que les mineurs soient venus de loin, et qu'ils aient ramené leurs morts avec eux. Henry Gillman ("Smithsonian Rep.", 1873, p. 387) suppose que les curieux "Garden Beds" du Michigan étaient les champs d'où ils tiraient leur nourriture. Il ajoute,
"Les découvertes de l'Isle Royale jettent un nouvel éclairage sur le caractère des "Mound Builders" (bâtisseurs de monticules NdT), en nous donnant d'eux une conception totalement différente, et en les rendant dignes des prouesses et de l'esprit d'aventure que nous associons aux races supérieures. Le cuivre, résultat de leur exploitation minière, pour être disponible, a du, selon toute probabilité, être transporté dans des navires, grands ou petits, à travers une mer périlleuse et orageuse, dont les dangers sont redoutables pour nous aujourd'hui, étant redoutés même par nos plus grands navires, et amenant souvent leur destruction. Quittant leurs maisons, ces hommes ont osé affronter l'inconnu, braver les épreuves et les périls des profondeurs et de la nature sauvage, animés d'une ambition que nous ne devrions pas avoir honte de reconnaître aujourd'hui."
Des travaux si importants, sur une terre si éloignée, ont dû être suscités par les nécessités commerciales d'une grande civilisation ; et pourquoi pas par ce peuple ancien et puissant qui couvrait l'Europe, l'Asie et l'Afrique avec ses manufactures de bronze - et qui possédait, comme nous dit Platon, d'énormes flottes de commerce à travers le monde - dont les villes grondaient dans le tumulte continu du trafic, dont le règne s'étendait jusqu'en Italie et en Egypte, et qui contrôlait sous son autorité des pans "du grand continent opposé" des États-Unis ? Une voie navigable continue menait de l'île de l'Atlantide jusqu'au golfe du Mexique, puis remontait le fleuve Mississippi et ses affluents presque jusqu'à ces mêmes mines du lac Supérieur.
Selon Arthur Mitchell (" The Past in the present ", p. 132),
"La découverte du bronze et le savoir-faire de sa fabrication peuvent, en tant qu'effort intellectuel, être considérées comme supérieurs à l'effort nécessaire pour la découverte et l'utilisation du fer. En ce qui concerne le bronze, il y a d'abord la découverte du cuivre, et la façon de l'obtenir à partir de son minerai ; puis la découverte de l'étain, et la façon de l'obtenir à partir de son minerai ; et ensuite la découverte que, par un mélange d'étain et de cuivre dans des proportions appropriées, on peut produire un alliage ayant les qualités d'un métal dur. Ce n'est certainement pas une erreur de dire qu'il y a autant de réflexion nécessaire pour la fabrication du bronze, que pour l'obtention du fer à partir de son minerai, et la transformation de ce fer en acier. Il y a un saut considérable de l'âge de pierre à l'âge du bronze, mais le saut de l'âge du bronze à l'âge du fer est relativement petit... . . Il semble hautement improbable, pour ne pas dire absurde, que l'esprit humain, à un stade particulier de son développement, découvre partout dans le monde, de façon indépendante et comme résultat de cette étape, qu'un alliage de cuivre et d'étain donne un métal dur utile pour la fabrication d'outils et d'armes. Il n'existe pas d'événement analogue dans l'histoire connue du progrès humain. Il est infiniment plus probable que le bronze ait été découvert dans un ou plusieurs endroits, par un ou plusieurs hommes, et que sa première utilisation ait été uniquement dans ce ou ces endroits. Que l'invention fut ensuite perfectionnée, que ses diverses applications furent découvertes et qu'elle se répandit ensuite plus ou moins largement sur la surface de la terre, c'est une chose facile à comprendre."
Nous trouverons la connaissance du bronze partout où les colonies de l'Atlantide se sont développées, et nulle part ailleurs ; et Platon nous dit que le peuple de l'Atlantide possédait et utilisait ce métal.
Nous trouverons la connaissance du bronze partout où les colonies de l'Atlantide se sont développées, et nulle part ailleurs ; et Platon nous dit que le peuple de l'Atlantide possédait et utilisait ce métal.
Tout porte à croire que l'âge du bronze coïncide avec l'arrivée d'un nouveau peuple, d'un peuple civilisé. On croit que c'est à cette époque qu'apparaissent pour la première fois en Europe, les animaux domestiques - le cheval, le boeuf, le mouton, la chèvre et le porc. (Morlot, "Smithsonian Rep.", 1860, p. 311.) C'était une race de petite taille, avec de très petites mains ; cela se voit par la taille des poignées d'épées : elles ne sont pas assez grandes pour avir été utilisées par les races européennes actuelles. C'était une race avec de longs crânes, comme contradingués des têtes rondes de l'âge de pierre. Les illustrations de la page suivante présentent les types des deux races.
Ce peuple a dû installer des colonies sur les côtes de France, d'Espagne, d'Italie, d'Irlande, du Danemark et de Norvège, emportant avec lui les techniques et les équipements de la vie civilisée. Ils cultivaient des céréales, comme le prouvent les faucilles de bronze que l'on trouve dans différentes régions d'Europe.
Ce peuple a dû installer des colonies sur les côtes de France, d'Espagne, d'Italie, d'Irlande, du Danemark et de Norvège, emportant avec lui les techniques et les équipements de la vie civilisée. Ils cultivaient des céréales, comme le prouvent les faucilles de bronze que l'on trouve dans différentes régions d'Europe.
Il n'est même pas certain que leurs explorations n'aient pas atteint l'Islande. Selon Humboldt,
"Quand les scandinaves débarquèrent pour la première fois en Islande (875 après J.C.), bien que le pays fût inhabité, ils y trouvèrent des livres irlandais, des cloches et d'autres objets qui avaient été laissés par des visiteurs précédents, appelés Papar ; ces papæ (pères) étaient des religieux de Dicuil (moine irlandais du 8ème siècle NdT). Si donc, comme nous pouvons le supposer à partir du témoignage mentionné ici, ces objets appartenaient à des moines irlandais (papar), qui venaient des îles Féroé, pourquoi auraient-ils dû être appelés dans les sagas indigènes " Hommes de l'Ouest " (Vestmen), " qui étaient venus de l'ouest par la mer " (kommer til vestan um haf) ?" (Cosmos de Humboldt, vol. ii., 238.)
"Quand les scandinaves débarquèrent pour la première fois en Islande (875 après J.C.), bien que le pays fût inhabité, ils y trouvèrent des livres irlandais, des cloches et d'autres objets qui avaient été laissés par des visiteurs précédents, appelés Papar ; ces papæ (pères) étaient des religieux de Dicuil (moine irlandais du 8ème siècle NdT). Si donc, comme nous pouvons le supposer à partir du témoignage mentionné ici, ces objets appartenaient à des moines irlandais (papar), qui venaient des îles Féroé, pourquoi auraient-ils dû être appelés dans les sagas indigènes " Hommes de l'Ouest " (Vestmen), " qui étaient venus de l'ouest par la mer " (kommer til vestan um haf) ?" (Cosmos de Humboldt, vol. ii., 238.)
S'ils venaient "d'Occident", ils ne pouvaient pas venir d'Irlande ; et les Scandinaves ont pu facilement confondre des livres et des cloches atlantes avec des livres et des cloches irlandais. Ils ne disent pas qu'il y avait des preuves que ces reliques appartenaient à un peuple ayant récemment visité l'île ; et, comme ils trouvèrent l'île inhabitée, il leur fut impossible de dire combien d'années ou de siècles s'étaient écoulés depuis que les livres et les cloches avaient été laissés là.
Le fait que les outils de l'âge du bronze proviennent d'un centre commun, et ne sont pas apparus de manière indépendante dans différents pays, est prouvé par la similitude frappante qui existe entre les objets en bronze de régions aussi éloignées que la Suisse, l'Irlande, le Danemark et l'Afrique. On ne peut pas supposer une quelconque communication par voie de terre entre ces pays à cette époque ; et la similitude de formes que nous trouvons ne peut s'expliquer que par le fait que les objets en bronze ont été obtenus de peuples de marins, qui faisaient du commerce en même temps avec toutes ces régions.
Le fait que les outils de l'âge du bronze proviennent d'un centre commun, et ne sont pas apparus de manière indépendante dans différents pays, est prouvé par la similitude frappante qui existe entre les objets en bronze de régions aussi éloignées que la Suisse, l'Irlande, le Danemark et l'Afrique. On ne peut pas supposer une quelconque communication par voie de terre entre ces pays à cette époque ; et la similitude de formes que nous trouvons ne peut s'expliquer que par le fait que les objets en bronze ont été obtenus de peuples de marins, qui faisaient du commerce en même temps avec toutes ces régions.
Comparez, par exemple, ces deux haches décorées en bronze. La première d'Irlande, la seconde du Danemark ; et comparez-les ensuite tous les deux avec une hache de pierre trouvée dans un tumulus au Tennessee, illustration ci-dessous. Ici, nous avons exactement la même forme.
ÉPÉES EN BRONZE À LAME EN FORME DE FEUILLE.
Comparez les épées de bronze des quatre illustrations précédentes - d'Irlande, de Suède, de Suisse et du Danemark - et observez ensuite la même forme très particulière - la forme de feuille, comme on l'appelle - de l'épée de pierre de la rivière Big Harpeth, au Tennessee.
Nous découvrirons, au fur et à mesure que nous avancerons, que les Péniciens sont incontestablement apparentés à l'Atlantide, et que c'est probablement de l'Atlantide que provient leur dieu Baal, ou Bel, ou El, dont le nom dérive du Bel des Babyloniens, des Elohim, du Beelzébuth des Juifs, et de l'Allah des Arabes ; nous découvrirons que ce grand dieu, dont le culte s'était répandu parmi les races méditerranéennes, était aussi connu et adoré sur les côtes nord et ouest de l'Europe. Le professeur Nilsson a trouvé des traces du culte de Baal en Scandinavie ; il nous dit que la fête de Baal, ou Balder, était célébrée la nuit du solstice d'été en Scanie (province du sud de la Suède NdT), et aussi loin qu'en Norvège, presque jusqu'aux îles Loffoden, jusque dans les cinquante dernières années. La fête de Baal, ou Beltinne, a été célébrée en Irlande jusqu'à une époque tardive. Je ne prétends pas que le culte de Baal soit venu d'Assyrie ou d'Arabie jusqu'en Irlande et en Norvège, mais que la même grande race-mère qui a apporté le culte de Baal en Méditerranée, l'a également apporté sur les côtes occidentales de l'Europe, et avec l'adoration de Baal ils importèrent aussi les objets en bronze que l'on trouve en si grande quantité dans ces régions.
La même similitude de forme existe pour les couteaux en bronze du Danemark et de Suisse, comme le montrent les illustrations suivantes.
Dans l'image de droite ci-dessous, nous avons une représentation d'un homme d'apparence égyptienne tenant une coupe devant lui.
Nous verrons que l'aiguille magnétique, ou "boussole de marine", remonte à l'époque d'Hercule, et qu'il s'agissait d'une aiguille de fer magnétisé, flottant sur un morceau de bois dans une coupe. Il est donc possible que dans cette ancienne relique de l'Âge du Bronze, nous ayons une représentation d'une coupe magnétique. L'aiguille magnétique doit certainement avoir été un objet de grand intérêt pour un peuple qui, par ce moyen, pouvait commercer sur tous les rivages de l'Europe, de la Méditerranée à la Baltique. Le deuxième couteau représenté ci-dessus a sur son manche une roue, ou croix entourée d'un anneau, qui, nous verrons ci-après, était le symbole par excellence de l'Atlantide.
Si nous sommes convaincus que ces instruments en bronze sont l'œuvre des artisans de l'Atlantide - des antédiluviens - ils doivent acquérir un intérêt supplémentaire et extraordinaire à nos yeux, et c'est vers eux que nous devons nous tourner pour en apprendre des us et coutumes de "cette grande race originale, aux yeux larges et enfoncés".
On trouve parmi les vestiges de l'Âge du Bronze, une urne qui nous donne probablement une idée des maisons des Atlantes : elle est évidemment faite pour représenter une maison, et nous montre même la manière archaïque avec laquelle ils ont verrouillaient leurs portes. Les Mandan de l'Indiana construisaient des maisons rondes qui avaient tout à fait cette apparence.
Le musée de Munich détient une pièce de poterie très intéressante qui est censée représenter un village lacustre, hameau de l'époque où les Suisses habitaient dans des maisons érigées sur des pieux enfoncés au fond des lacs de ce pays. Il est représenté dans l'illustration ci-dessus. L'ornement à double spirale qui y figure, montre qu'il appartient à l'âge du bronze.
Parmi les curieux vestiges de l'âge du bronze, on trouve un certain nombre de couteaux en forme de rasoir, d'où l'on peut conclure que l'habitude de se raser tout ou partie du visage ou de la tête, remonte à une lointaine antiquité. Les illustrations ci-dessous les représentent.
Parmi les curieux vestiges de l'âge du bronze, on trouve un certain nombre de couteaux en forme de rasoir, d'où l'on peut conclure que l'habitude de se raser tout ou partie du visage ou de la tête, remonte à une lointaine antiquité. Les illustrations ci-dessous les représentent.
Ces couteaux ont été trouvés au Danemark. Les motifs qui y figurent représentent des navires, et il n'est pas impossible que leurs curieux appendices décrivent une sorte de voile primitive.
L'examen du second de ces couteaux en bronze révèle un trait singulier : Sur le manche du rasoir il y a une série de dix lignes ; Les étoiles dans le ciel sont au nombre de dix, et il y avait probablement dix anneaux sur le côté gauche de la figure, deux étant effacés. Il y avait, nous dit-on, dix sous-royaumes dans l'Atlantide ; et précisément comme les treize bandes sur le drapeau américain symbolisent les treize États d'origine de l'Union, la récurrence du nombre dix dans les symboles figurant sur cet objet en bronze pourrait faire référence aux dix subdivisions de l'Atlantide. Le grand objet au milieu de ce navire peut être destiné à représenter un palmier - le symbole, comme nous le verrons, en Amérique, d'Aztlan, ou Atlantide. Nous n'avons qu'à comparer les images des navires sur ces anciens couteaux de rasoir avec les représentations d'une galère romaine et d'un navire de l'époque de Guillaume le Conquérant, pour voir qu'il ne fait aucun doute qu'ils représentaient les galères de cet âge lointain. Ce sont sans aucun doute des portraits fidèles des grands vaisseaux que Platon décrit comme remplissant les ports de l'Atlantide.
Nous donnons ci-après une représentation d'un poignard en bronze trouvé en Irlande, une arme de fabrication robuste. La coupe ci-dessous représente le seul objet de l'âge du bronze, trouvé portant une inscription. Il a été impossible de le déchiffrer, ni même de dire à quel groupe de langues appartient son alphabet.
Il convient de noter, à l'occasion d'un propos sur l'âge du bronze, que notre mot bronze vient du basque, ou de l'ibérique broncea, qui a donné l'espagnol bronce, et l'italien bronzo. Les mines de cuivre des Basques ont été largement exploitées à un âge du monde très ancien, soit par les habitants de l'Atlantide, soit par les Basques eux-mêmes, une colonie de l'Atlantide. Il est possible que le nom bronze, aussi bien que le métal lui-même, remontent à l'île de Platon.
Je donne ci-après quelques illustrations d'ornements et d'objets de l'âge du bronze, qui peuvent servir à mettre en lumière les habitudes des peuples anciens. On verra qu'ils avaient atteint un degré considérable de civilisation, qu'ils cultivaient des céréales et les coupaient avec des faucilles, que leurs femmes se paraient de bracelets, de boucles d'oreilles, de bagues, d'épingles à cheveux et d'amulettes, que leurs artisans utilisaient marteaux, herminettes et ciseaux, qu'ils avaient des exemplaires très beaux de poterie. Sir John Lubbock fait valoir (" Prehistoric Times ", p. 14, 16, etc.) :
"Une nouvelle civilisation ne se caractérise pas seulement par la simple présence du bronze mais par la beauté et la variété des objets qui en sont faits. Nous trouvons non seulement, comme avant, pendant l'âge de pierre, des haches, des flèches et des couteaux, mais aussi des épées, des lances, des faucilles, des hameçons, des boucles d'oreilles, des bracelets, des épingles, des bagues et une variété d'autres articles.
"Une nouvelle civilisation ne se caractérise pas seulement par la simple présence du bronze mais par la beauté et la variété des objets qui en sont faits. Nous trouvons non seulement, comme avant, pendant l'âge de pierre, des haches, des flèches et des couteaux, mais aussi des épées, des lances, des faucilles, des hameçons, des boucles d'oreilles, des bracelets, des épingles, des bagues et une variété d'autres articles.
Si les objets en bronze d'Europe provenaient des Phéniciens, des Grecs, des Étrusques ou des Romains, plus nous nous approchons du site de ces nations, plus le nombre d'armes en bronze que nous trouvons devrait être grand ; mais c'est l'inverse. Sir John Lubbock (" Prehistoric Times ", p. 20) montre que plus de trois cent cinquante épées en bronze ont été trouvées au Danemark, et que le Musée de Dublin contient douze cent quatre-vingt-trois armes en bronze trouvées en Irlande ; " alors que, dit-il, je n'ai entendu parler que de six armes en bronze en Italie ". Cet état de choses est inexplicable à moins que nous ne supposions que l'Irlande et le Danemark recevaient leurs objets en bronze directement d'une nation maritime dont la localisation était pratiquement aussi proche de leurs rivages qu'ils étaient proche des rivages de la Méditerranée. Nous n'avons qu'à regarder notre carte (au chapitre V de la partie I NdT), ante, pour voir que l'Atlantide était beaucoup plus près de l'Irlande que de l'Italie.
La ressemblance frappante entre les objets en bronze trouvés dans les différentes parties de l'Europe est une autre preuve qu'ils proviennent d'une seule et même source, celle de quelques grands commerçants qui pratiquaient leur commerce simultanément avec le Danemark, la Norvège, l'Irlande, l'Espagne, la Grèce, l'Italie, l'Egypte, la Suisse, la Hongrie. Selon M. Wright ("Essays on Archæology", p. 120) : "Chaque fois que nous trouvons des épées ou des haches en bronze, que ce soit en Irlande, à l'extrême ouest, en Écosse, en Scandinavie, en Allemagne ou encore plus à l'est, dans les pays scandinaves, elles sont les mêmes - pas du même type, mais identiques". D'après Sir John Lubbock (" Prehistoric Times ", p. 59) : " Non seulement les différentes variétés de haches sont identiques, mais certaines épées, certains couteaux, poignards, etc. sont si semblables qu'on dirait qu'ils ont été produits par le même fabricant."
Quelle race, autre que le peuple de l'Atlantide, existait avant l'âge du fer - avant les Grecs, les Romains, les Étrusques, et Phénician - était civilisée, travaillait les métaux, faisait du commerce avec toutes les parties de l'Europe ? L'histoire ou la tradition en font-elles mention ?
Il existe une grande ressemblance entre la poterie de l'âge du bronze en Europe, et la poterie des anciens habitants de l'Amérique. Les deux illustrations ci-dessus représentent des vases de l'un des tumulus de la vallée du Mississippi. Comparez-les avec ce qui suit provenant d'habitations lacustres de Suisse :
Il existe une grande ressemblance entre la poterie de l'âge du bronze en Europe, et la poterie des anciens habitants de l'Amérique. Les deux illustrations ci-dessus représentent des vases de l'un des tumulus de la vallée du Mississippi. Comparez-les avec ce qui suit provenant d'habitations lacustres de Suisse :
On verra que ces vases pouvaient difficilement tenir debout sans support ; et nous constatons que les anciens habitants de la Suisse disposaient de cercles ou d'anneaux de terre cuite dans lesquels ils les plaçaient lorsqu'ils étaient utilisés, comme dans l'illustration suivante. Les Bâtisseurs de Tumulus (Mound Builders NdT) ont utilisaient le même système.
Les illustrations des pierres discoïdales ci-après, sont tirées de "North Americans of Antiquity", p. 77. Les objets représentés proviennent d'un ancien tumulus de l'Illinois. Il serait vraiment surprenant que deux peuples distincts, vivant sur deux continents différents, à des milliers de kilomètres l'un de l'autre, sans aucun contact entre eux, non seulement dessinent leurs vases avec la même forme gênante, mais trouvent aussi le même moyen de remédier à cette situation.
On observe, sur le fer de lance américain et les hachettes suisses, ci-après, le même chevauchement du métal autour de la hampe, ou de la poignée, un mode très particulier de solidarisation des deux, qui n'est plus d'actualité.
Une des figures préférées des hommes de l'âge du Bronze en Europe, est la forme en spirale ou double spirale. Elle apparaît sur la face de l'urne en forme de demeure lacustre, qui est donnée plus haut ; elle apparaît également sur des sculptures rupestres de l'Argyleshire, en Écosse, reproduites ici :
On retrouve la même figure sur un ancien fragment de poterie du Petit Colorado, tel qu'il figure dans le "United States Pacific Railroad Survey Report", vol. iii, p. 49, art. Pottery. Il faisait partie d'un grand vase. L'illustration ci-après le représente.
SPIRALE, NOUVEAU-MEXIQUE.
On retrouve le même dessin sur des gravures rupestres anciennes des Zuñis du Nouveau-Mexique, dont l'illustration suivante est la reproduction.
SPIRALE, DU NOUVEAU-MEXIQUE.
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On trouve aussi cette figure reproduite sur un vase d'un tumulus de la vallée du Mississippi, que l'on donne par ailleurs. (Voir plus haut.)
On la retrouve sur de nombreux monuments d'Amérique centrale. Dans la Maison du Trésor d'Atreus, à Mycènes, en Grèce, on a trouvé un fragment de pilier qui est littéralement recouvert de cette double spirale. (Voir Rosengarten "Architectutal Styles", p. 59.)
Cette maison au trésor d'Atreus est l'un des plus anciens bâtiments de Grèce.
Nous trouvons la figure à double spirale sur un ornement de coquillage trouvé sur la poitrine d'un squelette, dans un cercueil de pierre soigneusement construit, dans un tumulus près de Nashville, au Tennessee.
Lenormant fait remarquer (" Anc. Civil. ", vol. ii. ii., p. 158) que les objets en bronze trouvés en Égypte, près de Memphis, étaient enterrés depuis six mille ans ; et qu'à cette époque, comme les Égyptiens avaient horreur de la mer, une nation commerciale devait avoir apporté l'étain, dont le bronze était en partie composé, depuis l'Inde, le Caucase ou l'Espagne, endroits les plus proches de l'Égypte où l'on trouve de l'étain.
Heer a montré que les plantes domestiquées des habitations lacustres ne sont pas d'origine asiatique, mais africaine et, dans une large mesure, égyptienne. Leurs haches de pierre sont faites en grande partie de jade ou de néphrite, "un minérai que les géologues n'ont pas trouvé sur le continent européen." ( "Prehistoric Races" de Foster, p. 44.)
Comparez cette illustration d'une hache en cuivre d'un tumulus près de Laporte, en Indiana, avec cette représentation d'une hache en cuivre de l'âge du bronze, trouvée près de Waterford, en Irlande. Le professeur Foster les déclare presque identiques.
Comparez ce spécimen de poterie des habitations lacustres de Suisse avec le spécimen suivant de San José, Mexique. Le professeur Foster attire l'attention sur la ressemblance frappante des dessins de ces deux œuvres d'art largement séparées, l'une appartenant à l'âge du bronze en Europe, l'autre à l'âge du cuivre en Amérique.
Telles sont donc, en conclusion, nos raisons de croire que l'âge de bronze de l'Europe est lié à l'Atlantide :
1. Le fait admis qu'il est antérieur à l'âge du fer le relègue à une haute antiquité.
2. Le fait qu'il soit antérieur dans le temps à l'âge du fer permet de dire qu'il n'est dû à aucune des nations européennes ou asiatiques connues, qui appartiennent toutes à l'âge du fer.
3. Le fait qu'il n'y ait pas eu d'âge du cuivre ou de l'étain avant l'âge du bronze en Europe, en Asie ou en Afrique, est un témoignage concluant que la fabrication du bronze était une importation sur ces continents, en provenance de quelque pays étranger.
4. Le fait qu'on ne trouve un âge du cuivre qu'en Amérique, âge de cuivre qui a dû nécessairement précéder l'âge du bronze, nous incite à regarder vers l'ouest de l'Europe et au-delà de la mer pour trouver ce pays étranger.
5. Il y a de nombreuses similitudes de formes d'outils entre l'Âge du Bronze en Europe et l'Âge du Cuivre en Amérique.
6. Si Platon a dit la vérité, les Atlantes étaient une grande nation commerciale, commerçant avec l'Amérique et l'Europe, et, en même temps, ils possédaient le bronze, et étaient de grands artisans pour les autres métaux.
7. Nous verrons plus loin que les traditions mythologiques de la Grèce mentionnaient un âge du bronze qui précédait l'âge du fer, et le plaçaient dans le pays des dieux, qui était une île de l'océan Atlantique, au-delà des Colonnes d'Hercule ; et ce pays était, comme nous le verrons, l'Atlantide.
8. Comme on ne trouve qu'un développement limité de l'âge du bronze en Amérique, il est raisonnable de supposer qu'il a dû y avoir une zone intermédiaire entre l'Amérique et l'Europe, où, pendant une longue période, l'âge du bronze s'est développé à partir de l'âge du cuivre, et où d'énormes quantités d'outils en bronze furent fabriqués et apportés en Europe.


































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